issan, isan, isaan, vivre en thailande, vivre en isan, vivre en issanVivre en Issan, voilà bien un sujet peu développé sur les espaces sociaux. Et pourtant c’est un sujet qui intéresse et concerne de plus en plus de personnes.
Pour ceux qui l’ignore, l’issan est la région nord-est de la Thaïlande. Elle est constituée de 20 provinces ( sur 77) et couvre près d’un tiers du territoire national.
J’ai opté pour la dénomination Issan mais il existe d’autres orthographes valables comme Isan ou encore Isaan.

De plus en plus d’expatriés ont décidé de vivre en Issan. Bien que souvent visitée par une nouvelle génération de touristes, cette région reste assez méconnue. Il suffit d’ ailleurs de lire les absurdités qui foisonnent sur le net pour se rendre compte que les clichés éculés et autres chimères ont la vie dure.

Alors, vivre en Issan, est ce de la folie comme le prétendent certains ? Ou bien est ce faire preuve de raison comme l’affirment d’autres ?


Pourquoi aller vivre en Issan ?

Honnêtement, pour la plupart des expatriés installés dans le nord-est du Royaume, l’installation dans une des 20 provinces de l’Isan est liée à une rencontre, et souvent virtuelle à la base. Pour d’autres, l’aspect financier a été un élément déterminant.

Depuis quelques années, grâce à l’essor de l’internet et des sites de rencontre, nombre de filles de l’Issan ont désormais des contacts avec des Européens. Fini l’époque où seules les filles travaillant dans les zones touristiques avaient accès aux célibataires du vieux continent.

Agricultrices, enseignantes, fonctionnaires, indépendantes,…. toutes ces femmes seules, jeunes et moins jeunes, peuvent désormais communiquer avec les francophones recherchant l’âme soeur. Remercions au passage le traducteur de google qui rend de bien grands services pour rompre la barrière de la langue.

Donc, de fil en aiguille, d’échanges en conversations, des liens se tissent. Le premier voyage et la première rencontre sont alors les prémices d’un désir irrépressible de débuter une nouvelle vie au pays du sourire.

Pour certains ce sera dans un lieu touristique, proche de la mer par exemple, à proximité d’une communauté de francophones, une sorte de tentative de prolongation perpétuelle de vacances.

Mais pour la majorité, l’installation sera liée au lieu de résidence de l’élue, souvent dans une région où résident également toute la belle famille. Ce choix offre bien sûr quelques avantages mais a aussi ses inconvénients. Nous allons voir cela un peu plus en détails dans un autre paragraphe.

Comme je le disais un peu plus haut, le choix de vivre en Issan peut aussi avoir des raisons économiques. Pour ceux qui ont des fins de mois un peu difficile de par la dévaluation du baht ou d’autres raisons, l’option du nord-est de la Thaïlande est parfois une option. En effet la vie y est un peu moins chère qu’à Bangkok ou dans quelques zones touristiques.

Néanmoins ce choix n’est pas non plus une obligation. En effet, il suffit souvent de s’éloigner un peu des zones prisées, de quitter les quartiers recherchés pour trouver des locations plus abordables et des lieux où l’on retrouve un peu l’âme et les prix ruraux. Et cela tout en restant à proximité des lieux correspondant d’avantages à nos attentes européennes.

Il y a aussi une nouvelle raison qui voit le jour et qui risque de devenir un élément déterminant à l’avenir. Je parle de ceux qui choisissent l’Isan non pas parce que leur épouse y est née, y a de la famille ou un travail. Non ce choix est lié à la recherche d’un autre mode de vie, plus naturel. D’une sorte de retour aux sources. Je vais développer ce point un peu plus loin, dans un paragraphe spécifique.

Personnellement si je me suis installé à Loei, sur les bords du Mékong, c’est suite à un coup de coeur. J’habitais à Prachinburi lorsque j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse. Nous nous sommes installés sur Rayong pour des commodités professionnelles. C’est seulement au bout de près de trois années que j’ai découvert la province de Loei, à l’occasion d’une visite de famille à laquelle j’allais à reculons. Et là ce fut le coup de coeur pour cette province d’exception.

A ce jour nous partageons notre vie entre notre maison de Loei et nos bureaux de Bangkok. Nous sommes peut être en Issan mais il y a quand même un aéroport et 5 vols quotidiens qui nous relient à la capitale siamoise en une heure à peine.

Néanmoins, mis à part quelques cas particuliers, nombre d’expatriés vont vivre en Issan tout simplement pour s’installer auprès de leur promise.


Issan, avantages et inconvénients

Pour commencer, balayons un peu ce cliché. Non l’issan n’est pas une vaste campagne déserte et aride. Vous y trouverez des villes modernes et dynamiques avec tout le confort nécessaire. Que ce soit en terme d’hôpitaux, de moyens de locomotion, d’infrastructures routières, de loisirs, d’hôtels, de grandes surfaces, de lieux touristiques, de parcs nationaux,… Donc, que vous ayez des accointances plus citadines ou plus rurales, vous trouverez votre bonheur.

Bon bien sûr si votre passion c’est la plongée sous marine et la pêche en haute mer alors il faudra éventuellement voir pour d’autres destinations plus au sud…

Le seul gros désavantage que je verrais, c’est l’isolement dans les campagnes. Les provinces de l’issan sont vastes. Pour exemple, le plus grand département en France c’est la Gironde avec 10.000 kilomètres carrés. En Isan, nombre des provinces ont des superficies qui oscillent entre 11 et 20.000 kilomètres carrés. Donc parfois, dans les campagnes, les expatriés installés peuvent être distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Pas évident quand on a envie ou besoin d’échanger avec d’autres européens, des personnes issues du vieux continent qui ont une langue et une culture commune, des référents identiques aux vôtres. On a beau être connecté au haut débit, même au fin fonds des rizières, c’est toujours agréable de rencontrer des Européens à l’occasion.

Le second désavantage je dirais que c’est l’éventualité de s’ennuyer. A mon avis, ceux qui débarquent dans les campagnes de l’Issan sans projet, juste en imaginant vivre d’amour et d’eau fraîche tout en préservant l’émerveillement des premiers jours, et bien ils risquent de vite se morfondre.

Mais bon, l’ennui guette n’importe quel expatrié, où qu’il soit installé, dès lors qu’il n’a pas de hobbies et de passions. Je ne compte plus le nombre de retraités qui se sont installés sur leur lieu de villégiature passé, espérant probablement prolonger indéfiniment la magie de leurs dernières vacances. Ils oublient que les vacances ont un coût que l’on ne peut généralement pas tenir à l’année. De plus, les activités estivales n’ont de l’attrait que par leur côté éphémère, on se lasse vite quand cette vie se répète avec monotonie, semaine après semaine, mois après mois.

Pour ce qui est des avantages cela dépendra bien sûr des affinités de chacun. En règle générale de nombreux expatriés apprécient le coût de l’immobilier et entre autres le prix des terrains. Outre cet aspect purement mercantile, nombreux sont les Européens vivant en Isan qui se retrouvent dans cette culture encore partiellement préservée. Ils retrouvent des valeurs qui leurs sont chers et qui ne sont plus de mise sur le vieux continent.

L’Issan c’est aussi le vrai visage du pays du sourire, de l’hospitalité, de la convivialité, de l’entraide.

Pour ma part je me sentais bien en Thaïlande mais je me sens véritablement chez moi depuis que j’ai décidé de vivre en Issan. Parfois ce étrange sentiment d’avoir déjà vécu ici dans le passé, d’être revenu à la source, d’être enfin de retour chez moi.


Les clichés sur l’Issan

Si vous parlez d’aller vivre en Issan alors soyez certains que vous aurez droit aux “experts” de la Thaïlande qui vous balanceront les sempiternels même clichés éculés. A savoir quand même que ces fameux “experts” vivent pour la plupart en Europe et ont passé en moyenne une dizaine de jours au pays du sourire, forgeant leurs connaissances dans quelques bars de certains quartiers dédiés.

En règle générale c’est toujours la même cohorte d’abrutis et de mythos qui interviennent, sous diverses identités. Ils ne peuvent s’empêcher de polluer tous les espaces traitant de la Thaïlande, pourrissant systématiquement les retours d’expériences de ceux qui vivent en Issan. Leur pathologie est telle que j’ai carrément créé un espace spécialement dédié aux francophones qui sont implantés ou veulent vivre en Issan. Espace que je gère d’une poigne de fer, expulsant sans complexe les “experts” que je décris plus haut. Mon but est d’avoir enfin un espace dédié à ces magnifiques provinces siamoises où chacun peut s’exprimer et poser ses questions sereinement, sans être agressé ou pollué.

Le premier des clichés de ces “professionnels” sera de dire que toutes les femmes de l’Issan sont des prostituées. Je trouve cette généralisation un peu excessive. Le nord-est de la Thaïlande c’est près de 20 millions d’habitants dont plus de la moitié sont des femmes. Il faudrait fameusement agrandir les bars et salons de massage des cités balnéaires pour toutes les accueillir si tel était le cas.

Il est clair que l’Issan a été une des régions les plus pauvres du Royaume à une époque. Certaines filles choisissaient la prostitution afin de pouvoir subvenir aux besoins de leur famille restée au village.

Se prostituer était également un moyen de pouvoir mettre le grappin sur un étranger et faire un mariage heureux. Mais maintenant il y a les sites de rencontre, comme expliqué plus haut. Et puis les Thaïlandaises ont compris depuis longtemps que le fait d’épouser un Européen n’était pas toujours synonyme de bonheur et de sécurité financière.

De toute façon, si vous fréquentez les lieux de plaisirs tarifés alors vous constaterez que les filles, les garçons et les ladyboys que vous croiserez sont issus non seulement de toutes les régions de Thaïlande mais également des pays voisins. Gageons que nos “experts” sont incapables de faire la différence entre une fille de l’issan et une fille des Philippines. Espérons qu’ils sont plus doués pour différencier les filles des personnes du troisième sexe…

Le second cliché sera de vous dire que vous êtes un pigeon, que vous allez être dépouillé et ensuite jeté.

Des hommes qui se sont fait plumer, que l’on a épousé pour leur situation ou leur richesse, mais cela existe dans tous les pays du monde, et ce depuis la nuit des temps.

Ensuite, si vous êtes un concurrent proche de Jeanne Calment et que vous décidez d’épouser, au bout de quelques semaines, une fille trouvée dans un bar et qui à l’âge et la plastique pour paraître en poster central d’un magasine de charme, alors oui peut être faudrait il vous poser les bonnes questions.

Néanmoins je connais quelques expatriés qui ont épousé des filles de bars et croyez moi qu’elles se conduisent en épouse modèle et fidèle. Je ne peux pas garantir qu’elles aient été amoureuses dès le premier jour mais le temps a assurément construis une affection et une complicité indéfectible dans le couple. Là où le bât blesse c’est quand certains maris continuent à rappeler à leur épouse d’où elle vient, à leurs dire qu’elles sont redevables et qu’elles peuvent retourner là d’où elles viennent si elles ne sont pas d’accord avec le comportement et les décisions de leur “seigneur et maitre”. Hé oui, on n’en parle pas souvent sur les réseaux sociaux mais il y a des expatriés qui se conduisent comme de véritables m…. dans leur pays d’accueil.

Il va de soi qu’au bout de plusieurs années une séparation soit possible. Dans ce cas il s’agit d’un divorce et la séparation des biens se fera selon la législation thaï ou le contrat de mariage que vous aurez signé devant un avocat en Thaïlande.

En tout état de cause, dans la grande majorité des cas, une Thaïlandaise n’épouse pas un étranger pour le plumer, les exceptions ne font pas la règle.

Bon je ne vais pas tout détailler mais dans la foulée on vous dira que les familles de l’Issan prostituent systématiquement leurs filles, selon la demande, quel que soit leur âge. Ou encore qu’ils sont fainéants, vivant uniquement de l’argent qu’ils escroquent aux expatriés crédules.

Bon si vous avez d’autres clichés, n’hésitez pas à les partager en commentaire.


Comment choisir son lieu de vie en Issan ?

J’ai parcouru un peu l’Issan au cours de ces dix dernières années et je dois avouer qu’il y a des régions qui me semblent pus agréables à vivre que d’autres. Pour être franc, il y a quelques endroits que j’ai apprécié de découvrir, de survoler, mais dans lesquels je n’irais jamais m’enterrer.

Bref, avant d’opter pour vivre en Issan il faut au préalable bien choisir la province où s’installer.

Bon dans certains cas vous n’aurez pas trop le choix car votre épouse y réside et ne peut pas trop s’éloigner de sa famille. Pour cette option je conseille de choisir, si possible, de vous installer à une distance raisonnable de votre belle famille. Assez proche pour que votre épouse puisse aller leurs dire bonjour occasionnellement mais suffisamment loin pour que vos beaux parents, les oncles, tantes et cousins ne débarquent pas tous les jours à n’importe quelle heure.

Sinon, le premier point à vérifier, c’est que vous ne soyez pas trop loin de la ville. Pas d’inquiétude, il ne faut jamais aller très loin pour se retrouver à la campagne. Personnellement je suis à cheval entre la ville de Loei ( à 25 kilomètres ) et la bourgade touristique de Chiang Khan sur les bords du Mékong ( à 12 kilomètres ). De cette manière vous avez rapidement accès aux administrations, bureau d’immigration, hôpitaux publiques et privés, grands magasins, restaurants,…

Autre point essentiel, vérifier que votre province dispose bien d’un aéroport avec des vols réguliers. Parfois on a besoin de se rendre sur Bangkok, pour un rendez vous à son Ambassade, ou pour trouver des magasins spécifiques, ou pour retrouver des amis ou même changer un peu de décor. En avion j’en ai pour une heure de vol et cela me coûte environ 800 bahts en réservant à l’avance. En bus de nuit j’en aurais pour dix heures de route avec un coût de 530 bahts. Les calculs sont vite faits.

Autre point que l’on néglige : vérifiez si votre localité n’est pas sujette à des inondations lors de la saison des pluies. Pas agréable d’écoper tous les ans ou d’avoir son potager qui patauge.


L’Issan, le nouvel Eldorado des expatriés ?

Vivre en Issan, pour certains “experts” cela équivaut à aller s’enterrer dans le trou du c.. du monde, pour reprendre une expression dont ils sont particulièrement friands, peut être en liaison avec un stade anal qu’ils semblent avoir du mal à dépasser.

En tout état de cause force est de constater que de plus en plus d’étrangers s’installent en Issan. Et ils sont de plus en plus jeunes et souvent porteurs d’un projet. On retrouve cette volonté de revenir aux “bases”, de retour aux valeurs et tous ces repères que les pays dits civilisés et modernes semblent avoir bannis. Dans ces projets on retrouve souvent les termes d’énergie propre, de cultures saines, de spiritualité, d’autosuffisance. Et en ces périodes troubles où un simple virus met à genou toute une économie mondiale n’est il pas censé de se dire que ce retour à un mode de vie plus sain est peut être une des solutions pour contrecarrer la folle spirale de modernité et de consommation dans laquelle nous survivons ?


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Vivre en Issan, entre folie et raison.

Cet article a 17 commentaires

  1. Berthou

    Bonjour . Bravo pour cette analyse ! J espere que beaucoup la liront !! Merci beaucoup !!

    1. siamexpat

      J’espère aussi qu’il y aura beaucoup de lecteurs, ça prend pas mal de temps de rédiger un tel « pavé ». N’hésitez pas à partager le lien de cet article et merci en tout cas pour ce retour.

  2. Yvan

    Très bel article un plaisir de vous lire , 9 voyages en Thaïlande et une envie grandissante de franchir le pas pour venir y vivre , mais un projet doit se réfléchir et être bien mûri sa ne sera donc pas pour de suite , l’isan est l’une une région que je rêve de découvrir j’envisage d’y venir lors de mon prochain. Voyage , merci 🙏

    1. siamexpat

      Bonjour Yvan, vous avez tout à fait raison de ne pas vous lancer bille en tête. Et en effet, rien de tel que de découvrir le pays pour découvrir son coin de paradis plutôt que de retourner sans arrêt au même endroit et louper les nombreuses facettes qu’offre le Royaume du Siam.

  3. huet

    bonjour et merci, que de bon sens perso nous ma femme et moi vivons 3 mois par an a sawatee 15 km de khon kaen et nous sommes bien entendus bloqué car le reste du temps nous sommes à noumea, bientôt 8 ans que nous nous sommes connus sur internet elle habitait rayong lors d une visite à ses parents je suis tombé amoureux de la région et surtout du village et maintenant en ces temps d incertitudes sanitaire je suis bien heureux de ce choix j ai la chance d avoir une femme qui beaucoup de terres et je me suis découvert une autre passion en plus de la rénovation de la maison en ce qui concerne la famille dans mon cas pas de problèmes j ai juste a ma charge sa maman depuis le décès de son père et pourtant ma femme a 9 tantes don 4 dans le village et ils ne viennent pour ainsi dire jamais les mains vides alors oui c est un paradis pour moi maintenant chacun son choix encore merci et pardonnez moi pour les fautes

    1. siamexpat

      Aucun problème pour les fautes, ce qui compte c’est de s’exprimer.
      En effet la vie en Issan et la gentillesse de sa population n’ont rien à voir avec ce que de mauvaises langues voudraient prétendre. Content que vous ayez trouvé votre coin de paradis et votre seconde famille.

  4. Michel Wingelinckx

    Merci pour vos commentaires faits avec humour et délicatesse.Je suis fou de la Thaïlande.La première fois que j’y ai été c’est en 1988……Puis je m’y suis rendu 4 fois avec mon épouse décédée actuellement (dont 3 fois avec mes enfants)……Finalement j’y suis retourné encore 4 fois entre déc.2018 et jan.2020.Je loge chez un ami qui possède un resto thaï réputé en Belgique ainsi qu’une maison à CNX.Chaque fois que j’y retourne j’ai un petit malaise pendant 1 ou 2 jours , mais ensuite je tape du pied quand je dois rentrer.Pour tout vous dire j’ai encore 2 enfants adultes à charge à Bruxelles , donc j’ai difficile à rester plus de 3 semaines en Thaïlande , pourtant c’est ce que je souhaiterais…..Quand je rentre je n’ai plus d’appétit pour la nourriture européenne.La nourriture thaîe est si variée qu’il y a toujours quelque chose qui me donne de l’appétit , de plus la fraîcheur des ingrédients est un gage de santé.J’ai fait la connaissance d’une dame , veuve d’un belge , que je fréquente quand je vais à CNX , mais qui souhaite se marier avant d’entamer une relation physique…je l’ai courtisée pendant un an sans succès…..Puis j’ai rencontré une fille de bar tellement adorable que j’en suis amoureux….mais elle demande une aide financière…….Je ne jette pas la pierre à ces femmes qui fréquentent des « farangs » afin d’améliorer leur ordinaire ou simplement pour survivre , mais je souhaiterais être aimé pour moi-même et pas parce que je suis un compte en banque sur pattes….C’est la sincérité des relations thaï/farangs dont je doute……Ce sont toutes deux des femmes d’Issan (Korat et Buriram).Mais j’y retournerai avec certitude.L’adaptation ou l’intégration pour les farangs n’est pas facile mais j’essaye.

    1. siamexpat

      En règle générale les filles qui se prostituent ne le font pas par plaisir mais pour aider leur famille. Dès lors qu’elles se marient et perdent donc leur source de revenus il est logique qu’elles demandent une compensation pour aider la famille. Là où cela devient dangereux c’est quand vous tombez sur une fille qui va tenter de vous prendre de plus en plus, accumulant soudain les besoins « inattendus » de sa famille comme une tante qui est tombée malade, l’étable qui a brûlé ou que sais je encore.
      Il y a aussi les filles qui se font sponsoriser, promettant de ne plus travailler dans ce milieu en échange d’une « rente » pour aider sa famille ( j’en ai déjà vu qui demandaient au minimum 30,000 bahts par mois, voire bien d’avantage ) mais qui bien sûr bossent à plein temps une fois que leur « protecteur » est sur le vieux continent.
      Sinon je crois qu’il ne faut pas se voiler la face, une Thaïlandaise, issue du milieu festif ou pas, peut voir le côté sécuritaire en épousant un Européen. Cela n’empêchera pas non plus que les sentiments puissent naître ensuite et que vous soyez aimé pour ce que vous êtes.
      Personnellement j’éviterais de m’engager tant que je ne suis pas installé, je profiterais de mon célibat une fois expatrié au pays du sourire et je prendrais tout mon temps pour trouver l’âme soeur avec laquelle je puisse avoir des échanges, de la complicité. Comme le disait ma vieille mère, le sexe c’est sympa mais qu’est ce qu’on fait durant le 23 heures 59 minutes restants ??? 55555

  5. Thierry NICOLAS

    Très bonne analyse. J’y vis depuis 4 ans et suis très heureux. L’ennuie ? Je ne connaîs pas. Parfois le petit coup de blues de l’expat mais ça c’est normal et puis rapidement la vie reprend son cours. Si c’était à refaire je le referai.

    1. siamexpat

      Comme beaucoup d’expats, un seul regret, ne pas être venu plus tôt.

  6. Olivier D

    Merci Olivier pour ce partage d’expérience passionnant, très bien écrit, et très utile pour ceux qui ont des projets personnels en Isan voire ailleurs en Thaïlande car je pense que bien de ces commentaires sont valables dans beaucoup de territoires thaïs, zones de tourisme de masse exceptées.
    On a déjà envie de lire la suite !
    Un autre Olivier, entre Surin et Lille

    1. siamexpat

      Haa je préfère ma navette entre Loei et Bangkok que la tienne entre Surin et Lille… En espérant qu’un jour tu pourras poser ton baluchon et profiter plus longtemps du Royaume du Siam.

  7. christophe

    Très belle histoire qui donne envie de découvrir la culture et la région

    1. siamexpat

      Il y a en effet de belles découvertes à faire, de nombreuses provinces recèlent de beaux trésors

  8. Eric et Sopa

    Bonjour Olivier,

    Votre reportage est exceptionnel et tres bien explique;tout es dit sur l’Isan et le vivre en Isan.Mon epouse est Thailandaise originaire de l’Isan ou elle a avec sa famille une propriete avec des terrains . Nous avons cree une ferme et elevage de poulets et tortues (c’etait mon epouse et sa famille qui s’en occupe ) et ensuite en 1998 nous sommes descendus dans la region de Rayong ou nous avons achete un terrain pres de la mer et cree un hotel restaurant ou tout le village a participe a la construction .En Isan en plus d’etre fermier et/ou agriculteur ils travaillent aussi baucoup aussi dans le batiment aussi bien les hommes que les femmes( il y a beaucoup d’Isan qui travaillent dans toutes les corporations des metiers du batiment ;aussi dans les usines ;la manufacture,la confection;l’electronique,magasinier;les restaurants;hotels ect..) mon epouse est cuisiniere de famille et de metier. Au debut ca a demarre doucement mais au fil des annees on a pu agrandir les bungalows et chambres et acheter des terrains et proprietes .Je peut dire que si nous avons reussi en Thailande c’est grace a mon epouse qui a su gere et mettre de cote seul je n’y serai pas arrive.Bonne chance a tout le monde et ecouter les conseils d’Olivier que cela soit pour vous marier ou creer un commerce…

    1. siamexpat

      Merci pour ce retour Eric et Sopa, au plaisir de vous rencontrer très prochainement sur Rayong.

  9. Laurent

    Bonjour Olivier,
    Bravo pour votre article qui est très bien écrit, je prépare doucement ma retraite d’ici une dizaine d’années en Isan à 40 km de khorat,la maison est construite, la belle famille modérément envahissante, et je me vois bien mieux couler des jours heureux à la campagne plutôt qu’au bord de mer. Bien sur il a fallu quelques petits réglages au début avec mon épouse qui m’imaginait beaucoup plus riche que je ne l’étais vraiment, mais une fois ce malentendu réglé, ça s’est mis à ronronner gentiment depuis maintenant 12 ans. Pour l’instant je ne me vois pas monter un commerce ou une entreprise agricole, mon petit village d’adoption étant assez éloigné des grandes routes touristiques, mais nous verrons bien d’ici quelques années. J’ai aussi arrété de me renseigner pour les visas retraite et les assurances maladie vu que la législation pourrait encore évoluer d’ici la. Mon seul souhait serait de reussir à me trouver un petit coin en bord de mer non touristique pour y passer quelques jours par mois sans avoir l’impression de me retrouver sur la côte d’azur, je pense que du coté de Trat ça doit être possible. Travaillant en France l’été et mon épouse étant resté en thailande pour l’hiver, je vais sans doute devoir patienter quelques temps pour cause de covid avant de pouvoir retrouver le pays du sourire, alors de temps en temps je me fais un khao pat bien pimenté en buvant une singha avec des glaçons et en regardant un bon vieux karaoké, et c’est comme si j’y étais…
    Merci pour toutes vos contributions et vos vidéos bien instructives.
    Laurent

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