Freelance en Thaïlande : Introduction

Vivre en Thaïlande, voilà bien le rêve de quantité de personnes. Mais pour beaucoup ce rêve ne passe pas par l’obtention d’un visa retraité. Nombre de candidats à l’expatriation sont loin d’avoir l’âge requis pour ce type de visa. Non seulement l’âge mais aussi les moyens financiers. Il faut dire que c’est loin d’être évident avec un baht toujours aussi fort et la nouvelle contrainte de l”assurance santé obligatoire via une compagnie agréée par les services de l’immigration thaï.

Donc pour nombre de personnes, le vivre en Thaïlande passe obligatoirement par la case travail. Soit en décrochant un travail, soit en se mettant à son compte.

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Freelance en Thaïlande, travailler comme freelance ou indépendant en Thaïlandee

Nombreux sont donc ceux qui vont à la recherche d’informations sur le net afin de voir quelles sont les contraintes et les possibilités du monde professionnel en Thaïlande. Je publie d’ailleurs à cet effet pas mal d’informations légales sur ce domaine spécifique.

Bon, je sais qu’on trouve un peu de tout, voire n’importe quoi sur internet, mais j’ai découvert il y a peu un article qui m’a fait sortir de mes gongs. Que des néophytes fassent des erreurs sur des réseaux sociaux passent encore mais quand il s’agit d’un espace dédié à l’expatriation et le vivre en Thaïlande, il y a de quoi s’interroger.

Déjà, rien que le titre, il y avait de quoi se poser des grandes questions sur le contenu de l’article. Il y est question de donner des conseils, des trucs ou des astuces pour être freelance en Thaïlande. Oui, vous m’avez bien lu, cet article est supposé parler, au regard de son titre et de son introduction, du statut d’indépendant en Thaïlande.

Bon là les connaisseurs du pays du sourire se sont tout de suite dit qu’il y a anguille sous roche. Ou alors que c’est juste un titre accrocheur et provocateur pour capter l’intérêt ? Ou pour créer le buzz ?

Toujours est il que le travail comme indépendant ou comme freelance en Thaïlande n’est pas accessible aux étrangers.

Bref, après avoir fait son introduction vantant les atouts siamois comme base idéale pour être freelance ou travailleurs indépendants, l’article aborde, ou semble aborder, trois critères principaux qui aideraient les candidats indépendants à vivre en Thaïlande. Décortiquons un peu ces trois arguments et remettons les pendules à l’heure

Freelance, le co-working

Il est vrai que le co-working est en pleine expansion dans nombre de pays et la Thaïlande n’y fait pas exception.

Pour ceux qui l’ignorent, le co-working en Thaïlande, et ailleurs, c’est le concept d’espace partagé. Cet espace est souvent partagé en deux parties : une partie commune et plusieurs espaces privés pouvant être loués à l’heure, à la journée, à la semaine, au mois ou d’avantage. 

La co-working est un lieu idéal pour se rencontrer entre freelance, pour sympathiser et pourquoi pas pour travailler ensemble sur un projet commun. C’est souvent le lieu où se rencontrent des “digital nomades”, l’occasion de s’entraider, de se stimuler, d’échanger et pourquoi pas de collaborer.

Les espaces de co-working c’est également une solution pour héberger votre société, lui donner une adresse officielle. Vous pouvez louer l’adresse au mois et bénéficier en même temps d’un service de secrétariat qui recevra vote courrier, transférera vos appels, prendra les messages,…

En tout état de cause le co-working est un concept, un mode de fonctionnement, en aucun cas un statut vous permettant de travailler comme freelance.

Comme j’aime à le préciser régulièrement, la moindre activité professionnelle en Thaïlande nécessite un permis de travail et vous n’obtiendrez jamais ce dernier sous prétexte que vous bossez en co-working.

Iglu, le sésame des visas et permis de travail ?

Iglu est avant une société dédiée aux professionnels du numérique. Leur atout, être agréé par le BOI et n’avoir donc aucune contrainte et aucune limite pour les permis de travail.

Alors le concept est simple : Iglu vous fournit un visa, un permis de travail, un espace de travail, un service comptable. Ils paieront vos impôts et fourniront la couverture sociale gouvernementale. Pour cela ils prendront 30% de votre chiffre d’affaires. Votre obligation, avoir déjà votre clientèle et prouver bien sûr un chiffre d’affaires minimum de 2.500 dollars mensuels.

Je pense que pour l’obtention de votre visa il faut aussi pouvoir prouver des diplômes adaptés et une certaine expérience professionnelle. Prévoyez aussi des frais pour les frais gouvernementaux liés à l’obtention du visa, du permis de travail et de leur renouvellement.

Si ce concept vous intéresse vous pouvez les contacter directement via leur site.

En tout état de cause vous n’aurez en aucun cas un statut de freelance en Thaïlande ou d’indépendant.

Mon avis personnel : si vous êtes capable d’avoir un chiffre d’affaires de 2.500 dollars par vous même autant vous associer avec deux ou trois personnes de votre acabit et créer votre propre société via le BOI, le marketing digital fait partie des activités agréées par le Board of Investment de Thaïlande. Ou bien optez pour un des pays limitrophes qui permet le statut de freelance et où le coût de la vie est presque similaire au pays du sourire. De plus le concept du co-working se développe beaucoup dans pas mal de pays d’Asie du sud-est, l’occasion alors de mettre réellement et légalement tous les avantages du co-working à votre service.

Le visa élite

Là j’avoue que j’ai bondi de ma chaise. En aucun cas le visa élite ne permet de statut de freelance en Thaïlande, bien au contraire. Comment parler d’un tel visa et l’associé dans un article abordant le sujet des indépendants en Thaïlande.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le visa élite est une sorte de visa touristique VIP valable par périodes de 5 ans. En fonction de la somme que vous allez payer vous obtiendrez un visa élite valable pour 5, 10, 15 ou 20 ans. Cela démarre à 500,000 bahts pour une personne seule et pour 5 ans, et cela peut grimper jusqu’à 2 millions de bahts. Pour les couples et les familles prévoir un budget supérieur.

En tout état de cause, et c’est bien annoncé sur le site officiel, le visa élite ne donne pas droit au permis de travail. Si vous désirez travailler il vous faudra transformer votre visa élite en visa business afin d’accéder au permis de travail. Une fois le changement de visa effectué il est probable que vous perdrez le bénéfice de votre visa élite en cours.

Freelance en Thaïlande : Conclusion.

Le statut de freelance ou d’indépendant n’existe pas pour les étrangers en Thaïlande.

Pour travailler en Thaïlande vous devez impérativement avoir un permis de travail. Ce permis de travail doit contenir nombre de documents fournis par la société qui vous engage ou que vous avez créé.

Freelance en Thaïlande : Coup de gueule

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